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Kem Sokha, « une alternative sérieuse » pour le #Cambodge : Un article à lire dans La Croix !

Cambodge, la Cour suprême se prononce sur la libération sous caution du chef de l’opposition : Un article à lire

Kem Sokha le 9 septembre 2016 à Phnom Penh.

Kem Sokha, « une alternative sérieuse » pour le Cambodge

« Kem Sokha semble animé d’une volonté démocratique sincère. Il représente une alternative sérieuse à Hun Sen, et même à son prédécesseur Sam Rainsy », analyse Jean-Louis Margolin, docteur en histoire de l’Asie moderne et contemporaine, à l’université Aix-Marseille.

« Kem Sokha a pris ses distances avec le discours nationaliste, voire raciste (anti-vietnamien), de son ancien allié, et cela fait de lui un opposant plus crédible et responsable », ajoute le chercheur.

Un pays qui s’enfonce dans la dictature

Avant son arrestation, le CNRP de Kem Sokha a été dissous le 16 novembre 2017 par la Cour suprême cambodgienne. Une décision qui, selon l’ONG Amnesty International, est « un acte de répression politique flagrant » et « une grave violation du droit à la liberté d’expression et d’association au Cambodge ».

« Depuis un an, le Cambodge s’enfonce dans une forme de dictature. En 2013, l’opposition était un réel danger électoral. Aujourd’hui, Hun Sen mène une politique répressive, qui s’explique aussi par son éloignement avec les puissances occidentales et son rapprochement avec la Chine. Avant, il devait faire bonne figure devant les dirigeants occidentaux. Maintenant, il a les coudées plus franches », conclut Jean-Louis Margolin.

24 Aug 2018