Editorial

#Cambodge : La neutralité, un luxe d’une politique extérieure inaccessible ?

Suite à la parution d’un article dans Phnom Penh Post, nous souhaitons apporter notre contribution au débat sur la Neutralité du Cambodge.

La Neutralité est inscrite aussi bien dans la Constitution du Cambodge que dans les Accords de Paix de Paris sur le Cambodge signés il y a presque 30 ans par 19 Pays.

Article 1.
Le Cambodge est un royaume où le Roi exerce ses fonctions d’après la constitution et le régime de la démocratie libérale pluraliste. Le royaume du Cambodge est un État indépendant, souverain, pacifique, perpétuellement neutre, non-aligné
.

L’Article 3 des Accords de Paix de Paris sur le Cambodge stipule :

Article 3 Accord relatif à la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriales, la neutralité et l’unité nationale du Cambodge.

La neutralité est un objectif, certes. Il ne peut être atteint que quand le Cambodge est Indépendant. Cela n’est possible que quand le Cambodge est Fort. Et cela encore n’est possible que quand sa population est fortement éduquée, bien formée pour développer une Economie forte.

L’éducation n’est qu’un moyen. L’objectif ultime d’une bonne politique réside dans la recherche permanente d’une Cohésion sociale pour que le peuple cambodgien une fois débarrassée de hégémonie extérieure puisse vivre dans sa Culture propre.

La Culture est la Signature d’un Peuple.

L’économie de subsistance, équitable et durable qui respecte l’environnement et la nature est le pilier majeur pour assurer une politique de neutralité crédible. L’économie basée sur le prolétariat et l’esclavage modernes est à bannir. Ne cherchons pas à créer des entreprises pour qu’elles soient cotées à la bourse.

Restons modestes dans nos ambitions.

Le système de santé qui assure des soins efficaces et équitables pour tous est un autre pilier important. Les cambodgiens doivent pouvoir se faire soigner au Cambodge même.

La Souveraineté et l’Intégrité territoriale du Cambodge seront mieux défendues par une armée nationale de conscription que par une armée de métier.

Le Peuple défend son pays !

Conclusion: sur l’arène internationale, la Neutralité du Cambodge ne sera respectée que quand la pratique de sa politique extérieure sera crédible. Et le Cambodge doit se donner des moyens pour assurer une économie forte.

Laissons le Peuple cambodgien s’épanouir dans sa Culture.

05 Mar 2021

#Cambodge : Le #Vietnam doit reconsidérer sa politique vis à vis du Cambodge dès maintenant.

Pour une bonne relation entre le Cambodge et le Vietnam

Le Vietnam regarde avec lucidité les évolutions de la situation politique au Cambodge . L’impopularité du Parti CPP, son allié historique, et la montée en puissance de la popularité du Parti d’Opposition le CNRP va forcer le Vietnam à revoir sa politique vis à vis du Cambodge. Les résultats des élections communales du 4 Juin 2017 ont montré une défaite de la politique menée par le Parti CPP dans les communes. Le Parti CPP, qui avait le contrôle de  97% des communes en 2012, a dû céder presque 500 communes au parti d’opposition le CNRP, en en perdant 30%. Les dernières élections législatives de 2013 avaient annoncé une débâcle du Parti CPP malgré les irrégularités observées pendant ces élections.

Le Peuple cambodgien sera appelé à voter pour la 6ème législature en Juillet 2018. Le Vietnam ne peut ignorer l’éventualité de la chute du Parti CPP et devrait reconsidérer sa politique à long terme avec le Cambodge, en établissant un contact avec le Parti d’opposition le CNRP.

3 dossiers cruciaux seront à traiter pour une bonne relation de voisinage entre le Cambodge et le Vietnam :

1 – La question des frontières communes,

2 – Les investissements vietnamiens au Cambodge,

3 – La présence de la population vietnamienne.

Le traitement de ces dossiers doit être basé sur le respect des accords de Paix de Paris signés par le Vietnam le 23 Octobre 1991, sur le respect mutuel entre deux Nations et sur le respect des lois en vigueur du Cambodge.

Dans le cas de la chute du régime de HUN Sen, au lendemain des élections législatives de l’année prochaine, le Vietnam ne doit pas intervenir dans la passation du pouvoir en usant de son influence. Le respect du verdict du Peuple du Cambodge sera le préalable à toutes bonnes relations entre le Cambodge d’après HUN Sen, et le Vietnam.

Selon un sondage récent, la confiance dans la gestion de la relation entre le Cambodge et le Vietnam a été attribuée au CNRP à raison de 53%, contre 40% au CPP.

 

Vietnam must engage the opposition in Cambodia

 

29 Jun 2017

#cambodge : HUN Sen déclenchera la GUERRE civile, s’il perd les élections !

Hun sen veut la guerre

 

La communauté internationale, sous l’égide de la France, s’est rendue au chevet du Cambodge pour mettre fin à la guerre civile, qui a sévi de 1970 à 1991, par la signature des accords de Paix de Paris du 23 Octobre 1991. Le Cambodge de HUN Sen d’alors a apposé sa signature, mais les Gouvernements successifs de HUN Sen n’ont jamais respecté l’esprit de ces accords. Ces derniers prévoient le respect des droits de l’Homme, la tenue d’élections libres et équitables et une  démocratie pluraliste.

Le 4 Juin 2017, le Peuple du Cambodge sera appelé à voter pour renouveler les chefs de Commune et leurs conseillers.

Les élections approchent, HUN Sen et son Parti, le CPP, dont la popularité ne cesse de s’effriter, prévoient une débâcle électorale. Cette semaine, à plusieurs reprises, HUN Sen a répété sa rhétorique de guerre civile et a exhorté son armée à déclencher cette guerre si son parti perd les élections.

Depuis les élections législatives de 2013 HUN Sen a pris toutes les mesures pour supprimer la Liberté de manifester et de s’assembler pour bâillonner le Peuple. En parallèle il a pris des mesures, anti-constitutionnelles, pour menacer, intimider le plus grand parti d’Opposition, le CNRP et ses dirigeants. Il a fait récemment voter des amendements à la Loi sur les partis politiques en se donnant le pouvoir de suspendre ou de dissoudre à sa guise tout parti politique.

Le Roi Norodom Sihamoni a pris la décision de ne pas cautionner ces amendements à cette loi en refusant d’apposer sa signature. SAY Chhum, le président du Sénat, l’Homme de HUN Sen, les a signés à sa place.

Le 20 Mars 2017, le Roi a lancé un appel à la population à aller voter le 4 Juin 2017, appel solennel et vibrant :

“Les élections communales du 4 Juin sont des élections universelles, à bulletin secret, en accord avec la démocratie pluraliste. Allez voter sans vous soucier de la répression, de la menace ou de l’intimidation de qui que ce soit ou de quel parti que ce soit.

Je vous invite à exercer votre droit et votre liberté de vote selon votre conscience en faveur du candidat de tel ou tel parti en qui vous avez confiance.”

 

Cette prise de position du Roi en faveur de la démocratie pluraliste contraste fortement avec la rhétorique de Guerre de HUN Sen ou avec la “démocratie” de HUN Sen selon laquelle : “je vous laisse voter, à condition que vous votiez pour moi ! Mais si vous votez contre moi je vous fais la Guerre”.

Le Peuple du Cambodge a suffisamment souffert des guerres destructrices pendant des décennies. Il n’en veut plus.

L’enjeu des élections du 4 Juin 2017 est l’occasion pour le Peuple du Cambodge d’aller voter pour la PAIX, pour une paix durable, pour la Liberté et la Justice, pour un développement durable et équitable pour tous, non destructeur du Pays et de la Culture, pour une démocratie locale, pour le respect des droits de l’Homme et des accords de Paix de Paris.

A la rhétorique de GUERRE CIVILE de HUN Sen, nous répondons par la PAIX, une vraie PAIX pour le Cambodge.

Si par malheur HUN Sen et son Armée déclenchent la Guerre civile contre le Peuple du Cambodge, il la perdra. Il le sait.

On ne gagne jamais une guerre contre son Peuple !

 

***

 

A lire et à écouter :

#Cambodge : Réactions vis à vis de la menace de guerre civile de HUN Sen (en khmer)

 

#cambodge : Le parti CPP de HUN Sen va perdre les élections communales, jusque dans ses bastions !

 

#cambodge : Le Parti de HUN Sen perdrait 30 % de Communes selon un sondage interne du CPP (son parti)

 

#cambodge : Le parti CNRP pourrait gagner au moins 60 % de sièges aux élections communales du 4 Juin 2017

 

14 May 2017

#cambodge : La démission de SAM Rainsy, quelles conséquences pour le CNRP ?

Et quelles conséquences pour le CNRP ?

 

បាតុកម្ម សង្គ្រោះ​ជាតិ ៦១០សម រង្ស៊ី កឹម សុខា បាតុកម្ម ៦១០

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A la veille des élections communales dans 4 mois, SAM Rainsy a décidé de se retirer. Une décision de cette importance aura des répercussions majeures, en général, sur la Politique et les élections  au Cambodge. Elle aura, en particulier, des répercussions directes sur le Parti d’Opposition, le CNRP.

1 – Les querelles politico-judiciaires qui ont envenimé la Culture de Dialogue entre le CPP et le CNRP datent depuis le troisième trimestre 2015. A l’apogée de ces querelles, récemment, HUN Sen a prévenu qu’il allait demander à ses juristes de préparer un texte pour amender la Loi sur les Partis politiques dans le but d’interdire aux “condamnés” de présider un Parti politique. Le but affiché de HUN Sen était d’appliquer le modèle de la dictature de la Junte militaire thaïlandaise pour évincer, voire dissoudre,  le parti d’Opposition, le CNRP. Il visait SAM Rainsy, Président du CNRP. HUN Sen a  donc cherché  à affaiblir le plus grand parti d’Opposition avant les élections communales du 4 Juin 2017.

2 – SAM Rainsy a préféré couper court au projet de HUN Sen et a décidé de se retirer de la présidence du Parti.

3 – KEM Sokha,  Président par Intérim, va réunir demain le Comité Central Permanent du Parti pour valider la démission de SAM Rainsy et déterminer la suite à donner à cette situation.  KEM Sokha assurera la présidence par intérim jusqu’à la nomination officielle du nouveau Président du Parti.

4 – KEM Sokha aura alors 2 chantiers importants à entreprendre pour gagner les élections en Juin 2017 et en Juillet 2018 :

A – Consolider l’Organisation interne du Parti à l’intérieur et à l’extérieur du Cambodge.

B – Elaborer un programme politique crédible pour les élections législatives de 2018, avec la participation active des militants et de la Population. Un moment historique dans la politique cambodgienne où un débat politique sera ouvert pour “résoudre les problèmes de la Nation et de la Population”, selon les termes qu’il a utilisés récemment.

Le Peuple ne peut que supporter cette initiative et aidera le CNRP vers la victoire finale écrasante en Juin 2017 et en Juillet 2018.  

 

 

12 Feb 2017

L’ Amérique et les autres Puissances, avec et après D. Trump

La politique étrangère de D. Trump en ASIE? 

“peace through strength,

Il convient de suivre l’évolution de la politique étrangère de l’administration Trump dans toute sa complexité défense-sécurité-économie en Asie de l’Est (la Chine, le Japon, les Corées du Sud et du Nord) et en Asie Pacifique (en incluant l’Australie et l’ASEAN) avec le TPP initialisé par Obama. Trump n’a rien dit de clair concernant sa politique étrangère dans cette partie du Monde. Le TPP est en sursis. Au lendemain des résultats, le 10/11, il a simplement assuré la Corée du Sud de son intention de poursuivre son engagement de la défendre selon l’alliance de sécurité actuelle. A part cela, beaucoup de spéculations vont bon train.

Aujourd’hui les conseillers de D. Trump sont en train de peaufiner le contenu de leur politique étrangère d’une manière globale en passant du concept d’ “America First” (avant la campagne) à celui de “peace through strength,. Obama a récemment affirmé que Trump n’est pas un “Idéologue”. Il est simplement “Pragmatique”. N’est-il pas en train de naviguer le bateau America à vue ?

Malgré les déclarations entendues ici et là avant et après la campagne électorale, la réalité politique, elle, est toujours là. Trump et les Etats-Unis dans les années à venir, n’ont pas de moyens pour affronter la Chine ni sur le plan économique (voir l’article de WSJ), ni sur le plan stratégique. Les consommateurs américains ont enrichi la Chine depuis des décennies. Avec cet argent la Chine est capable maintenant d’engager des dépenses militaires pour assurer sa suprématie et son influence en ASIE, en AFRIQUE et au delà.

Avec l’arrivée de D. Trump à la Maison Blanche, l’Amérique n’envoie plus de messages rassurants quant à la défense de la Démocratie occidentale et des Droits de l’Homme dans le Monde. En plus de cela le concept “America First” n’est ni plus ni moins le repli sur soi (bâtir des murs, expulser des migrants, xénophobie, …).

La Chine avait connu la même politique sous différentes dynasties chinoises, avec la construction de la fameuse Grande Muraille sur des milliers de kilomètres contre les “barbares”. Le résultat fut que Gengis Khan fut aisément capable avec ses hordes de prendre Pékin à l’assaut. Les Murs ne protègent pas vraiment.

Les différentes guerres sous les administrations Bush Père et Fils ont vidé les caisses de l’Amérique. Le programme économique de l’Administration Trump (dépenses d’infrastructure, baisse d’impôts, baisse d’impôt des Sociétés) ne permettra pas de remplir de nouveau les Caisses. Dans ce contexte, l’Amérique irait tout droit vers le désengagement progressif partout dans le Monde .Ce serait la fin de la Suprématie et de l’Hégémonie américaines.

Il y aurait l’émergence inévitable de Puissances Régionales : Europe avec sa capacité de Défense propre, la Chine et la Russie. L’Amérique dans les années à venir ne serait qu’une Puissance parmi d’autres.

Dernière information : Rex Tillerson (PDG d’Exxon Mobil) sera le prochain Secrétaire d’Etat et succédera à J. Kerry.

16 Nov 2016

Editorial : Démocratie en route en Asie du Sud-Est : 1ère vague de Tsunami en #Birmanie (#Myanmar)

Au Peuple Birman,

à Mme Aung San Suu Kyi et

au Président Thein Sein

Le 8 Novembre 2015, le Peuple Birman a exercé son droit de vote et a choisi à une majorité écrasante la voie de la Démocratie. Il a montré aux autres Peuples de la région de l’Asie du Sud-Est le chemin possible contre la Dictature.

 

Mme “The Lady”, la constance avec laquelle vous défendez le Peuple Birman et votre conviction sans faille de la victoire contre la Junte militaire ont démontré aux yeux de tous que la voie de la Non-Violence est celle qui peut vaincre la Tyrannie.

 

Mr. Le Président Thein Sein, vous avez ouvert grand la porte de la transition démocratique en organisant les élections et en acceptant les résultats tels qu’exprimés par le Peuple Birman. Avec vous le Mur de la honte est tombé. Votre nom sera associé à cette noble marche vers la Démocratie en Birmanie.

 

Le Jeu de Domino démocratique vient d’être lancé. Aujourd’hui c’est la Birmanie qui a montré le chemin. Demain ce sera au Cambodge et après-demain à la Thaïlande, à la Malaisie, au Laos et au Vietnam de montrer que la Démocratie peut faire tomber le Mur de la Dictature en Asie du Sud-Est.

 

CambodgeInfo

 

09 Nov 2015

#cambodia : Last CPP Congress and its Political Significance

Cambodge Info Editorial

Last CPP Congress and its Political Significance

Benchmark 1 : Chea Sim, President of the Party, is ill dying. He has been hospitalized for several days in Vietnam.

Benchmark 2 : Heng Samrin, Honorary President of the Party, opened the Extraordinary Congress (from Jan 30th to Feb. 1st). In his speech, he acknowledged the 2013 Electoral debacle and stressed on the need to make reforms whose the seriousness was qualified as ‘Life and Death for the Party and for the Nation’. Furthermore, he requested the Party to launche indepth studies to understand the causes of such ‘situation’. He also asked the Party to thoroughly evaluate the strengths and weaknesses in order for the Party to learn from these lessons and to push for the genuine reforms.

Benchmark 3 : Sar Kheng, Number 4 within the Party, belonging to Chea Sim’s clan, was remarkably abscent during the Congress.

Benchmark 4 : Hun Sen ‘s comment on the relationship between Chea Sim’s health and the CPP presidency : ‘While Chea Sim remains Alive, he will remain President of the Party’. It was out of the question for Hun Sen to become CPP President by a ‘Coup du Parti’ (referring to the Party tradition …)

Benchmark 5 : In the 26 pages report submitted to the Congress, the CPP Acknowledged the 2013 Electoral debacle and the existence of ‘wrongdoings’ inside CPP : Corruption, Nepotism, the abuse of power, big gaps between upper and lower-level officials, between government officials and the people, between the rich and the poor, the lack of confidence in the Judicial system (inequality and non-universality in the implementation and the application of laws), non-existent public services, endemic land conflicts, forest and natural resources destruction, border issues and Illigal Immigration.

Benchmark 6 : At the End, the Congress proceeded with the appointment of 306 new Members to CPP Central Committee raising the total number of Central Committeee members to 545.

Benchmark 7 : The 9 Points Final Communiqué of the Congress did not reveal any Important Political Decisions, by contrast with the rapidity by which the Congress was urgently convened and the critical crisis within the Party.

Observation 1: Internal conflicts do exist within CPP. The 26 pages report, acknowledging CPP’s electoral debacle  and the ‘wrongdoings’ within CPP directly attributable to Hun Sen Policies, could not have been written and submitted to the Congress without the approval of the ‘Reformists’ camp. 

Observation 2 : The CPP, in its Congress Communiqué, is preparing for the new Elections in 2018. The current negotiation with the Opposition Party on the Electoral Reform has been remarkably slow with a very limited agreements so far reached. Aware of what is at stake, precisely during the 2018 elections, the ‘Reformists’ requested the CPP Central Committee to engage in the direction of the ‘genuine’ reforms. But they have been facing the obscacles raised by Hun Sen and  by the business arena with whom the CPP officials get rich. From our standpoint, the ‘wrongdoings’ acknowledged by the CPP are those created by successive Hun Sen Governments since more than 30 years.They can only disappear if Hun Sen himself disappears.

Observation 3 : Hun Sen rejected any other Reforms he aleady announced during his long General Policy Speech, at National Assembly in 2013. The Reforms undertaken by Hun Sen so far leads nowhere. The conflicts of interests among the stakeholders are too important such that those reforms could take place. At the end of the Congress, the CPP was not able to find an acceptable ‘compromise’ in the direction of  ‘genuine’ reforms requested by the ‘Reformists’. For Hun Sen, it could have been the acceptance of his own ‘failure’. For the CPP, it could have been the Political Suicide. From our standpoint, we observe the admission of ‘weakness’ and of ‘incompetance’ expressed by the Central Committe of the CPP to solve internal conflicts during the Congress. Clearly, this Congress did not provide any real remedies to solve the ‘wrongdoings’ within the CPP as requested by Heng Samrin in his speech at the beginning of the Congress. The CPP appears then ‘Weakened’. This situation will surely stimulate even more internal conflcts within CPP. The disappearance of Chea Sim could ignite a political schism within CPP.

Observation 4 : Hun Sen, in contrary, at the end of the Congress, instead of going in the direction of the Reforms, strengthened his clan by appointing his Key Loyal Individuals to the Party Central Committee, among them, his 3 sons and 80 ‘Generals’ from the Armed Forces, the Military Police and from the Police (Human Rights Watch statement). Facing the programmed electortal defeat in 2018, Hun Sen did not want to adopt other solutions than to strengthen his Repressive Apparatus.

Observation 5 : Without the Reforms in place from now, and aware of the its ‘unpopularity’ and its ‘foreseeable defeat‘ in the 2018 elections, the CPP can onlly head to its Political Disapearance.

04 Feb 2015

#cambodge : Dernier Congrès du PPC et sa Signification Politique

Editorial de Cambodge Info

Dernier Congrès du Parti PPC et sa signification politique

Repère 1: Chea Sim, Président du Parti est très malade Il a été récemment hospitalisé au Vietnam pendant plusieurs jours.

Repère 2: Heng Samrin, Président Honoraire du Parti, a ouvert le Congrès extraordinaire du Parti (du 30 Janvier au 1er Février 2015) en reconnaissant la défaite électorale de 2013 et en accentuant sur la nécessité de faire des réformes dont leur importance est qualifiée ‘de Vie et de Mort pour le Parti et pour la Nation’. Il a par ailleurs précisé que le Parti doit étudier en profondeur les causes de cette ‘situation’, en demandant au Parti d’évaluer attentivement les points faibles et les points forts pour ainsi en tirer des leçons pour le Parti et pour pousser vers des réformes effectives à temps.

Repère 3: Sar Kheng, Numéro 4 du Parti, du clan de Chea Sim, a été absent pendant tout le congrès.

Repère 4: Hun Sen, Vice-Président du Parti, à l’ouverture de Congrès, a fait allusion à l’état de santé de Chea Sim et à la présidence du Parti PPC: ‘Tant que Chea Sim reste en Vie, il reste Président du Parti’. Il était hors de question pour Hun Sen de devenir Président du PPC par un ‘Coup du Parti’ (c’est la tradition du Parti …).

Repère 5: Dans un rapport de 26 pages soumis au Congrès, le PPC a reconnu la débâcle électorale de 2013 et les ‘maux’ qui existent au sein du Parti : La Corruption, le Népotisme, les Abus de pouvoir, les écarts grandissants entre les officiels de Haut et Bas rang, entre les officiels du gouvernement et le peuple, entre les riches et les pauvres, le manque de confiance dans le Système Judiciaire (absence de son égalité, de son universalité dans l’implémentation et l’application des lois), les services publics inexistants, les conflits fonciers endémiques, la destruction de la forêt et des ressources naturelles, les problèmes des frontières et de l’immigration illégale.

Repère 6: Le Congrès a procédé à la nomination massive de 306 nouveaux Membres, portant le total des membres du Comité Central du Parti à 545.

Repère 7: Le Communiqué final en 9 points n’a pas révélé les décisions politiques d’une importance notoire, par contraste avec le fait que le Congrès a été convoqué d’Urgence et la gravité de la situation de crise du Parti.

Observation 1: Des frictions internes au PPC existent bel et bien. Le rapport de 26 pages, reconnaissant la débâcle électorale et des ‘maux‘ au sein du Parti imputables directement à la Politique de Hun Sen, n’a pas pu être écrit et soumis au Congrès sans l’aval des chefs du camp des ‘Réformateurs’.

Observation 2: Le PPC, à l’issue de ce Congrès, se prépare pour les prochaines échéances électorales de 2018. La négociation sur les réformes électorales avec le Parti d’Opposition est en cours. Dans ce bras de fer avec le CNRP, le PPC cherche à aboutir vers des réformes électorales à minima. Conscient de l’enjeu électoral majeur des élections de 2018, le clan des ‘Réformateurs’ a poussé pour que le PPC s’engage dans de ‘vraies’ réformes. Mais ils se heurtent à des fins de non recevoir de Hun Sen et surtout des milieux des Affaires avec qui Hun Sen et les membres du PPC s’enrichissent. De notre point de vue, les maux reconnus par le PPC sont ceux créés par les Gouvernements successifs de Hun Sen pendant plus de 30 ans. Ces maux ne peuvent disparaître qu’en même temps que Hun Sen.

Observation 3: Les réformes annoncées par Hun Sen en 2013, lors de son long discours de Politique Générale à l’Assemblée Nationale, ne seront pas au Rendez-vous. Les conflits d’intérêts sont trop importants pour que les réformes puissent avoir lieu. A l’issue de ce Congrès, le PPC n’a pas pu trouver un ‘compromis’ acceptable allant dans la direction de ‘vraies réformes’ souhaitées par le camps des Réformateurs. Pour Hun Sen, ce serait l’acceptation de l’échec de sa Politique, et à fortiori ce serait le Suicide Politique du PPC. Vu de l’extérieur, nous observons un aveu d’impuissance et d’incapacité exprimé par le PPC, face aux problèmes de conflits internes qu’il n’a pas réussi à trancher pendant le Congrès. En clair, ce Congrès n’a pas apporté de remèdes aux ‘maux’ qui existent au sein du PPC, tant souhaité par Heng Samrin dans son discours à l’ouverture du Congrès. Le PPC en est ainsi sorti ‘affaibli’. Cette situation ne peut qu’ accentuer encore davantage les clivages internes au Parti. La disparition prochaine de Chea Sim risquerait de provoquert un schisme politique au sein du PPC.

Observation 4: Hun Sen, au contraire, à l’issue de ce Congrès, au lieu d’aller dans le sens de la Réforme, a répondu par le renforcement de son clan avec la nomination de nouveaux membres, parmi ses fidèles, au Comité Central du Parti, dont ses 3 fils et 80 ‘Commandants’ de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police (Communiqué de Human Rights Watch). Face à la défaite électorale programmée en 2018, Hun Sen n’a pas voulu adopter d’autres solutions que de renforcer son Appareil de Répression. 

Observation 5: Sans Réformes en perspective, conscient de son ‘Impopularité’ et de sa ‘défaite probable’ lors des élections de 2018, le PPC ne peut que se préparer pour sa disparition politique.

04 Feb 2015

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