Editorial

#Cambodge : Le #Vietnam doit reconsidérer sa politique vis à vis du Cambodge dès maintenant.

Pour une bonne relation entre le Cambodge et le Vietnam

Le Vietnam regarde avec lucidité les évolutions de la situation politique au Cambodge . L’impopularité du Parti CPP, son allié historique, et la montée en puissance de la popularité du Parti d’Opposition le CNRP va forcer le Vietnam à revoir sa politique vis à vis du Cambodge. Les résultats des élections communales du 4 Juin 2017 ont montré une défaite de la politique menée par le Parti CPP dans les communes. Le Parti CPP, qui avait le contrôle de  97% des communes en 2012, a dû céder presque 500 communes au parti d’opposition le CNRP, en en perdant 30%. Les dernières élections législatives de 2013 avaient annoncé une débâcle du Parti CPP malgré les irrégularités observées pendant ces élections.

Le Peuple cambodgien sera appelé à voter pour la 6ème législature en Juillet 2018. Le Vietnam ne peut ignorer l’éventualité de la chute du Parti CPP et devrait reconsidérer sa politique à long terme avec le Cambodge, en établissant un contact avec le Parti d’opposition le CNRP.

3 dossiers cruciaux seront à traiter pour une bonne relation de voisinage entre le Cambodge et le Vietnam :

1 – La question des frontières communes,

2 – Les investissements vietnamiens au Cambodge,

3 – La présence de la population vietnamienne.

Le traitement de ces dossiers doit être basé sur le respect des accords de Paix de Paris signés par le Vietnam le 23 Octobre 1991, sur le respect mutuel entre deux Nations et sur le respect des lois en vigueur du Cambodge.

Dans le cas de la chute du régime de HUN Sen, au lendemain des élections législatives de l’année prochaine, le Vietnam ne doit pas intervenir dans la passation du pouvoir en usant de son influence. Le respect du verdict du Peuple du Cambodge sera le préalable à toutes bonnes relations entre le Cambodge d’après HUN Sen, et le Vietnam.

Selon un sondage récent, la confiance dans la gestion de la relation entre le Cambodge et le Vietnam a été attribuée au CNRP à raison de 53%, contre 40% au CPP.

 

Vietnam must engage the opposition in Cambodia

 

29 Jun 2017

#cambodge : HUN Sen déclenchera la GUERRE civile, s’il perd les élections !

Hun sen veut la guerre

 

La communauté internationale, sous l’égide de la France, s’est rendue au chevet du Cambodge pour mettre fin à la guerre civile, qui a sévi de 1970 à 1991, par la signature des accords de Paix de Paris du 23 Octobre 1991. Le Cambodge de HUN Sen d’alors a apposé sa signature, mais les Gouvernements successifs de HUN Sen n’ont jamais respecté l’esprit de ces accords. Ces derniers prévoient le respect des droits de l’Homme, la tenue d’élections libres et équitables et une  démocratie pluraliste.

Le 4 Juin 2017, le Peuple du Cambodge sera appelé à voter pour renouveler les chefs de Commune et leurs conseillers.

Les élections approchent, HUN Sen et son Parti, le CPP, dont la popularité ne cesse de s’effriter, prévoient une débâcle électorale. Cette semaine, à plusieurs reprises, HUN Sen a répété sa rhétorique de guerre civile et a exhorté son armée à déclencher cette guerre si son parti perd les élections.

Depuis les élections législatives de 2013 HUN Sen a pris toutes les mesures pour supprimer la Liberté de manifester et de s’assembler pour bâillonner le Peuple. En parallèle il a pris des mesures, anti-constitutionnelles, pour menacer, intimider le plus grand parti d’Opposition, le CNRP et ses dirigeants. Il a fait récemment voter des amendements à la Loi sur les partis politiques en se donnant le pouvoir de suspendre ou de dissoudre à sa guise tout parti politique.

Le Roi Norodom Sihamoni a pris la décision de ne pas cautionner ces amendements à cette loi en refusant d’apposer sa signature. SAY Chhum, le président du Sénat, l’Homme de HUN Sen, les a signés à sa place.

Le 20 Mars 2017, le Roi a lancé un appel à la population à aller voter le 4 Juin 2017, appel solennel et vibrant :

“Les élections communales du 4 Juin sont des élections universelles, à bulletin secret, en accord avec la démocratie pluraliste. Allez voter sans vous soucier de la répression, de la menace ou de l’intimidation de qui que ce soit ou de quel parti que ce soit.

Je vous invite à exercer votre droit et votre liberté de vote selon votre conscience en faveur du candidat de tel ou tel parti en qui vous avez confiance.”

 

Cette prise de position du Roi en faveur de la démocratie pluraliste contraste fortement avec la rhétorique de Guerre de HUN Sen ou avec la “démocratie” de HUN Sen selon laquelle : “je vous laisse voter, à condition que vous votiez pour moi ! Mais si vous votez contre moi je vous fais la Guerre”.

Le Peuple du Cambodge a suffisamment souffert des guerres destructrices pendant des décennies. Il n’en veut plus.

L’enjeu des élections du 4 Juin 2017 est l’occasion pour le Peuple du Cambodge d’aller voter pour la PAIX, pour une paix durable, pour la Liberté et la Justice, pour un développement durable et équitable pour tous, non destructeur du Pays et de la Culture, pour une démocratie locale, pour le respect des droits de l’Homme et des accords de Paix de Paris.

A la rhétorique de GUERRE CIVILE de HUN Sen, nous répondons par la PAIX, une vraie PAIX pour le Cambodge.

Si par malheur HUN Sen et son Armée déclenchent la Guerre civile contre le Peuple du Cambodge, il la perdra. Il le sait.

On ne gagne jamais une guerre contre son Peuple !

 

***

 

A lire et à écouter :

#Cambodge : Réactions vis à vis de la menace de guerre civile de HUN Sen (en khmer)

 

#cambodge : Le parti CPP de HUN Sen va perdre les élections communales, jusque dans ses bastions !

 

#cambodge : Le Parti de HUN Sen perdrait 30 % de Communes selon un sondage interne du CPP (son parti)

 

#cambodge : Le parti CNRP pourrait gagner au moins 60 % de sièges aux élections communales du 4 Juin 2017

 

14 May 2017

#cambodge : La démission de SAM Rainsy, quelles conséquences pour le CNRP ?

Et quelles conséquences pour le CNRP ?

 

បាតុកម្ម សង្គ្រោះ​ជាតិ ៦១០សម រង្ស៊ី កឹម សុខា បាតុកម្ម ៦១០

Permalien de l'image intégrée

A la veille des élections communales dans 4 mois, SAM Rainsy a décidé de se retirer. Une décision de cette importance aura des répercussions majeures, en général, sur la Politique et les élections  au Cambodge. Elle aura, en particulier, des répercussions directes sur le Parti d’Opposition, le CNRP.

1 – Les querelles politico-judiciaires qui ont envenimé la Culture de Dialogue entre le CPP et le CNRP datent depuis le troisième trimestre 2015. A l’apogée de ces querelles, récemment, HUN Sen a prévenu qu’il allait demander à ses juristes de préparer un texte pour amender la Loi sur les Partis politiques dans le but d’interdire aux “condamnés” de présider un Parti politique. Le but affiché de HUN Sen était d’appliquer le modèle de la dictature de la Junte militaire thaïlandaise pour évincer, voire dissoudre,  le parti d’Opposition, le CNRP. Il visait SAM Rainsy, Président du CNRP. HUN Sen a  donc cherché  à affaiblir le plus grand parti d’Opposition avant les élections communales du 4 Juin 2017.

2 – SAM Rainsy a préféré couper court au projet de HUN Sen et a décidé de se retirer de la présidence du Parti.

3 – KEM Sokha,  Président par Intérim, va réunir demain le Comité Central Permanent du Parti pour valider la démission de SAM Rainsy et déterminer la suite à donner à cette situation.  KEM Sokha assurera la présidence par intérim jusqu’à la nomination officielle du nouveau Président du Parti.

4 – KEM Sokha aura alors 2 chantiers importants à entreprendre pour gagner les élections en Juin 2017 et en Juillet 2018 :

A – Consolider l’Organisation interne du Parti à l’intérieur et à l’extérieur du Cambodge.

B – Elaborer un programme politique crédible pour les élections législatives de 2018, avec la participation active des militants et de la Population. Un moment historique dans la politique cambodgienne où un débat politique sera ouvert pour “résoudre les problèmes de la Nation et de la Population”, selon les termes qu’il a utilisés récemment.

Le Peuple ne peut que supporter cette initiative et aidera le CNRP vers la victoire finale écrasante en Juin 2017 et en Juillet 2018.  

 

 

12 Feb 2017

L’ Amérique et les autres Puissances, avec et après D. Trump

La politique étrangère de D. Trump en ASIE? 

“peace through strength,

Il convient de suivre l’évolution de la politique étrangère de l’administration Trump dans toute sa complexité défense-sécurité-économie en Asie de l’Est (la Chine, le Japon, les Corées du Sud et du Nord) et en Asie Pacifique (en incluant l’Australie et l’ASEAN) avec le TPP initialisé par Obama. Trump n’a rien dit de clair concernant sa politique étrangère dans cette partie du Monde. Le TPP est en sursis. Au lendemain des résultats, le 10/11, il a simplement assuré la Corée du Sud de son intention de poursuivre son engagement de la défendre selon l’alliance de sécurité actuelle. A part cela, beaucoup de spéculations vont bon train.

Aujourd’hui les conseillers de D. Trump sont en train de peaufiner le contenu de leur politique étrangère d’une manière globale en passant du concept d’ “America First” (avant la campagne) à celui de “peace through strength,. Obama a récemment affirmé que Trump n’est pas un “Idéologue”. Il est simplement “Pragmatique”. N’est-il pas en train de naviguer le bateau America à vue ?

Malgré les déclarations entendues ici et là avant et après la campagne électorale, la réalité politique, elle, est toujours là. Trump et les Etats-Unis dans les années à venir, n’ont pas de moyens pour affronter la Chine ni sur le plan économique (voir l’article de WSJ), ni sur le plan stratégique. Les consommateurs américains ont enrichi la Chine depuis des décennies. Avec cet argent la Chine est capable maintenant d’engager des dépenses militaires pour assurer sa suprématie et son influence en ASIE, en AFRIQUE et au delà.

Avec l’arrivée de D. Trump à la Maison Blanche, l’Amérique n’envoie plus de messages rassurants quant à la défense de la Démocratie occidentale et des Droits de l’Homme dans le Monde. En plus de cela le concept “America First” n’est ni plus ni moins le repli sur soi (bâtir des murs, expulser des migrants, xénophobie, …).

La Chine avait connu la même politique sous différentes dynasties chinoises, avec la construction de la fameuse Grande Muraille sur des milliers de kilomètres contre les “barbares”. Le résultat fut que Gengis Khan fut aisément capable avec ses hordes de prendre Pékin à l’assaut. Les Murs ne protègent pas vraiment.

Les différentes guerres sous les administrations Bush Père et Fils ont vidé les caisses de l’Amérique. Le programme économique de l’Administration Trump (dépenses d’infrastructure, baisse d’impôts, baisse d’impôt des Sociétés) ne permettra pas de remplir de nouveau les Caisses. Dans ce contexte, l’Amérique irait tout droit vers le désengagement progressif partout dans le Monde .Ce serait la fin de la Suprématie et de l’Hégémonie américaines.

Il y aurait l’émergence inévitable de Puissances Régionales : Europe avec sa capacité de Défense propre, la Chine et la Russie. L’Amérique dans les années à venir ne serait qu’une Puissance parmi d’autres.

Dernière information : Rex Tillerson (PDG d’Exxon Mobil) sera le prochain Secrétaire d’Etat et succédera à J. Kerry.

16 Nov 2016

Editorial : Démocratie en route en Asie du Sud-Est : 1ère vague de Tsunami en #Birmanie (#Myanmar)

Au Peuple Birman,

à Mme Aung San Suu Kyi et

au Président Thein Sein

Le 8 Novembre 2015, le Peuple Birman a exercé son droit de vote et a choisi à une majorité écrasante la voie de la Démocratie. Il a montré aux autres Peuples de la région de l’Asie du Sud-Est le chemin possible contre la Dictature.

 

Mme “The Lady”, la constance avec laquelle vous défendez le Peuple Birman et votre conviction sans faille de la victoire contre la Junte militaire ont démontré aux yeux de tous que la voie de la Non-Violence est celle qui peut vaincre la Tyrannie.

 

Mr. Le Président Thein Sein, vous avez ouvert grand la porte de la transition démocratique en organisant les élections et en acceptant les résultats tels qu’exprimés par le Peuple Birman. Avec vous le Mur de la honte est tombé. Votre nom sera associé à cette noble marche vers la Démocratie en Birmanie.

 

Le Jeu de Domino démocratique vient d’être lancé. Aujourd’hui c’est la Birmanie qui a montré le chemin. Demain ce sera au Cambodge et après-demain à la Thaïlande, à la Malaisie, au Laos et au Vietnam de montrer que la Démocratie peut faire tomber le Mur de la Dictature en Asie du Sud-Est.

 

CambodgeInfo

 

09 Nov 2015

#cambodia : Last CPP Congress and its Political Significance

Cambodge Info Editorial

Last CPP Congress and its Political Significance

Benchmark 1 : Chea Sim, President of the Party, is ill dying. He has been hospitalized for several days in Vietnam.

Benchmark 2 : Heng Samrin, Honorary President of the Party, opened the Extraordinary Congress (from Jan 30th to Feb. 1st). In his speech, he acknowledged the 2013 Electoral debacle and stressed on the need to make reforms whose the seriousness was qualified as ‘Life and Death for the Party and for the Nation’. Furthermore, he requested the Party to launche indepth studies to understand the causes of such ‘situation’. He also asked the Party to thoroughly evaluate the strengths and weaknesses in order for the Party to learn from these lessons and to push for the genuine reforms.

Benchmark 3 : Sar Kheng, Number 4 within the Party, belonging to Chea Sim’s clan, was remarkably abscent during the Congress.

Benchmark 4 : Hun Sen ‘s comment on the relationship between Chea Sim’s health and the CPP presidency : ‘While Chea Sim remains Alive, he will remain President of the Party’. It was out of the question for Hun Sen to become CPP President by a ‘Coup du Parti’ (referring to the Party tradition …)

Benchmark 5 : In the 26 pages report submitted to the Congress, the CPP Acknowledged the 2013 Electoral debacle and the existence of ‘wrongdoings’ inside CPP : Corruption, Nepotism, the abuse of power, big gaps between upper and lower-level officials, between government officials and the people, between the rich and the poor, the lack of confidence in the Judicial system (inequality and non-universality in the implementation and the application of laws), non-existent public services, endemic land conflicts, forest and natural resources destruction, border issues and Illigal Immigration.

Benchmark 6 : At the End, the Congress proceeded with the appointment of 306 new Members to CPP Central Committee raising the total number of Central Committeee members to 545.

Benchmark 7 : The 9 Points Final Communiqué of the Congress did not reveal any Important Political Decisions, by contrast with the rapidity by which the Congress was urgently convened and the critical crisis within the Party.

Observation 1: Internal conflicts do exist within CPP. The 26 pages report, acknowledging CPP’s electoral debacle  and the ‘wrongdoings’ within CPP directly attributable to Hun Sen Policies, could not have been written and submitted to the Congress without the approval of the ‘Reformists’ camp. 

Observation 2 : The CPP, in its Congress Communiqué, is preparing for the new Elections in 2018. The current negotiation with the Opposition Party on the Electoral Reform has been remarkably slow with a very limited agreements so far reached. Aware of what is at stake, precisely during the 2018 elections, the ‘Reformists’ requested the CPP Central Committee to engage in the direction of the ‘genuine’ reforms. But they have been facing the obscacles raised by Hun Sen and  by the business arena with whom the CPP officials get rich. From our standpoint, the ‘wrongdoings’ acknowledged by the CPP are those created by successive Hun Sen Governments since more than 30 years.They can only disappear if Hun Sen himself disappears.

Observation 3 : Hun Sen rejected any other Reforms he aleady announced during his long General Policy Speech, at National Assembly in 2013. The Reforms undertaken by Hun Sen so far leads nowhere. The conflicts of interests among the stakeholders are too important such that those reforms could take place. At the end of the Congress, the CPP was not able to find an acceptable ‘compromise’ in the direction of  ‘genuine’ reforms requested by the ‘Reformists’. For Hun Sen, it could have been the acceptance of his own ‘failure’. For the CPP, it could have been the Political Suicide. From our standpoint, we observe the admission of ‘weakness’ and of ‘incompetance’ expressed by the Central Committe of the CPP to solve internal conflicts during the Congress. Clearly, this Congress did not provide any real remedies to solve the ‘wrongdoings’ within the CPP as requested by Heng Samrin in his speech at the beginning of the Congress. The CPP appears then ‘Weakened’. This situation will surely stimulate even more internal conflcts within CPP. The disappearance of Chea Sim could ignite a political schism within CPP.

Observation 4 : Hun Sen, in contrary, at the end of the Congress, instead of going in the direction of the Reforms, strengthened his clan by appointing his Key Loyal Individuals to the Party Central Committee, among them, his 3 sons and 80 ‘Generals’ from the Armed Forces, the Military Police and from the Police (Human Rights Watch statement). Facing the programmed electortal defeat in 2018, Hun Sen did not want to adopt other solutions than to strengthen his Repressive Apparatus.

Observation 5 : Without the Reforms in place from now, and aware of the its ‘unpopularity’ and its ‘foreseeable defeat‘ in the 2018 elections, the CPP can onlly head to its Political Disapearance.

04 Feb 2015

#cambodge : Dernier Congrès du PPC et sa Signification Politique

Editorial de Cambodge Info

Dernier Congrès du Parti PPC et sa signification politique

Repère 1: Chea Sim, Président du Parti est très malade Il a été récemment hospitalisé au Vietnam pendant plusieurs jours.

Repère 2: Heng Samrin, Président Honoraire du Parti, a ouvert le Congrès extraordinaire du Parti (du 30 Janvier au 1er Février 2015) en reconnaissant la défaite électorale de 2013 et en accentuant sur la nécessité de faire des réformes dont leur importance est qualifiée ‘de Vie et de Mort pour le Parti et pour la Nation’. Il a par ailleurs précisé que le Parti doit étudier en profondeur les causes de cette ‘situation’, en demandant au Parti d’évaluer attentivement les points faibles et les points forts pour ainsi en tirer des leçons pour le Parti et pour pousser vers des réformes effectives à temps.

Repère 3: Sar Kheng, Numéro 4 du Parti, du clan de Chea Sim, a été absent pendant tout le congrès.

Repère 4: Hun Sen, Vice-Président du Parti, à l’ouverture de Congrès, a fait allusion à l’état de santé de Chea Sim et à la présidence du Parti PPC: ‘Tant que Chea Sim reste en Vie, il reste Président du Parti’. Il était hors de question pour Hun Sen de devenir Président du PPC par un ‘Coup du Parti’ (c’est la tradition du Parti …).

Repère 5: Dans un rapport de 26 pages soumis au Congrès, le PPC a reconnu la débâcle électorale de 2013 et les ‘maux’ qui existent au sein du Parti : La Corruption, le Népotisme, les Abus de pouvoir, les écarts grandissants entre les officiels de Haut et Bas rang, entre les officiels du gouvernement et le peuple, entre les riches et les pauvres, le manque de confiance dans le Système Judiciaire (absence de son égalité, de son universalité dans l’implémentation et l’application des lois), les services publics inexistants, les conflits fonciers endémiques, la destruction de la forêt et des ressources naturelles, les problèmes des frontières et de l’immigration illégale.

Repère 6: Le Congrès a procédé à la nomination massive de 306 nouveaux Membres, portant le total des membres du Comité Central du Parti à 545.

Repère 7: Le Communiqué final en 9 points n’a pas révélé les décisions politiques d’une importance notoire, par contraste avec le fait que le Congrès a été convoqué d’Urgence et la gravité de la situation de crise du Parti.

Observation 1: Des frictions internes au PPC existent bel et bien. Le rapport de 26 pages, reconnaissant la débâcle électorale et des ‘maux‘ au sein du Parti imputables directement à la Politique de Hun Sen, n’a pas pu être écrit et soumis au Congrès sans l’aval des chefs du camp des ‘Réformateurs’.

Observation 2: Le PPC, à l’issue de ce Congrès, se prépare pour les prochaines échéances électorales de 2018. La négociation sur les réformes électorales avec le Parti d’Opposition est en cours. Dans ce bras de fer avec le CNRP, le PPC cherche à aboutir vers des réformes électorales à minima. Conscient de l’enjeu électoral majeur des élections de 2018, le clan des ‘Réformateurs’ a poussé pour que le PPC s’engage dans de ‘vraies’ réformes. Mais ils se heurtent à des fins de non recevoir de Hun Sen et surtout des milieux des Affaires avec qui Hun Sen et les membres du PPC s’enrichissent. De notre point de vue, les maux reconnus par le PPC sont ceux créés par les Gouvernements successifs de Hun Sen pendant plus de 30 ans. Ces maux ne peuvent disparaître qu’en même temps que Hun Sen.

Observation 3: Les réformes annoncées par Hun Sen en 2013, lors de son long discours de Politique Générale à l’Assemblée Nationale, ne seront pas au Rendez-vous. Les conflits d’intérêts sont trop importants pour que les réformes puissent avoir lieu. A l’issue de ce Congrès, le PPC n’a pas pu trouver un ‘compromis’ acceptable allant dans la direction de ‘vraies réformes’ souhaitées par le camps des Réformateurs. Pour Hun Sen, ce serait l’acceptation de l’échec de sa Politique, et à fortiori ce serait le Suicide Politique du PPC. Vu de l’extérieur, nous observons un aveu d’impuissance et d’incapacité exprimé par le PPC, face aux problèmes de conflits internes qu’il n’a pas réussi à trancher pendant le Congrès. En clair, ce Congrès n’a pas apporté de remèdes aux ‘maux’ qui existent au sein du PPC, tant souhaité par Heng Samrin dans son discours à l’ouverture du Congrès. Le PPC en est ainsi sorti ‘affaibli’. Cette situation ne peut qu’ accentuer encore davantage les clivages internes au Parti. La disparition prochaine de Chea Sim risquerait de provoquert un schisme politique au sein du PPC.

Observation 4: Hun Sen, au contraire, à l’issue de ce Congrès, au lieu d’aller dans le sens de la Réforme, a répondu par le renforcement de son clan avec la nomination de nouveaux membres, parmi ses fidèles, au Comité Central du Parti, dont ses 3 fils et 80 ‘Commandants’ de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police (Communiqué de Human Rights Watch). Face à la défaite électorale programmée en 2018, Hun Sen n’a pas voulu adopter d’autres solutions que de renforcer son Appareil de Répression. 

Observation 5: Sans Réformes en perspective, conscient de son ‘Impopularité’ et de sa ‘défaite probable’ lors des élections de 2018, le PPC ne peut que se préparer pour sa disparition politique.

04 Feb 2015

#cambodia, Political Deadlock : a “Package” acceptable by All ?

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Political Deadlock : a “Package” acceptable by All?

15 Jan 2014

#cambodia Political Deadlock : a “Package”, acceptable by All ?


Political deadlock : a Package acceptable by All ?

 

It will soon be 5 months that Cambodia has been living in the situation of political deadlock, following the July 28, 21013 election. This situation, if it lasts longer, is detrimental to the stability and the security of the country.

 

Several negotiation meetings between the CNRP and the CPP took place since September 15, 2013. They have led to no tangible results.

 

The PPC, through its Negotiation Leader Prum Sokha, reiterated the invitation to the CNRP to resume the talk, without precisely indicating the negotiation scope and agenda.

 

The CNRP, through its Spokesman Nhem Panharith, continues to maintain its 3 positions, namely :

1 – Revealing the truth behind the July 28, 2013 Election,

2 – Resignation of the National Election Committee Board Members,

3 – Undertaking the Complete reform of the Election Processes and Laws.

 

In light of what has happened during the last negotiation meeting, it has to be noted that :

1 – The negotiation scope should not only be Technical. It must rather be Political.

2 – To lead to a political compromise, the negotiation must be carried out at Top-Level, summit meeting between CNRP and CPP. Otherwise, the negotiation will only be unproductive and a waste of time.

 

Within this context, another Actor, nonetheless important, is the People of Cambodia. The Political negotiation must take into account the will of the People. In all cases, in this conflict, the People of Cambodia will have the last word to say.

 

Schematically, what could be the scenario of a political compromise, overcoming the actual political crisis, acceptable by all 3 actors, the CNRP, the CPP and the People?

 

The Package: new Election in 9 months

 

Nine months period is needed to allow the country to prepare the necessary reforms of the Election processes and laws, such that the future election will be held in better conditions.

Prerequisites :

 

1 – Dissolution of the actual Government.

  • By doing so, the actual Government opens the door for the comprehensive national reconciliation and dialog, leading to the necessary real reforms for the country.

 

2 – Formation of a New Transitional Government

  • Whose members are from PPC and CNRP and

  • Whose principal mission is to prepare and organize the General Election in 9 months and to run the day-to-day affairs of the Country until a new Parliament is formed.

 

3 – Creation of Special Commissions at the National Assembly :

  • Whose members are from CPP and CNRP on a 50/50 basis
  • To prepare the reforms of the Election laws and the financing of Political Parties

  • To vote the laws related to :

  1. The formation of the new National Election Committee, with its new Board Members,
  2. The appointment of the Constitutional Council new members.

 

4 – Media access redistribution: Radio, Television

  • In order to ensure the fair access to the Media by all Political Parties.

 

5 – Freeze the allocation of concessions of Natural Resources such as : Land, Forest, Mine, Fishery, Mobile Network Radio Frequency.

 

6 – The Prime Minister of the Transitional Government will submit, in 9 months, to the KING, with the endorsement of the National Assembly Chairman and of the Senate Chairman, the dissolution of the National Assembly. The KING will call the People to elect the Parliament Members for the 6th Legislature.

 

Cambodge Info

 

 

13 Dec 2013

#cambodge Négociation, un “Package”, acceptable par Tous ?


 

Négociation : un “Package” acceptable par Tous ?

 

 

Cela fera bientôt 5 mois que le Cambodge connaît et vit une situation de blocage politique, suite aux élections du 28 Juillet 2013. Cette situation ne peut qu’être préjudiciable à la stabilité et à la sécurité du Pays.

 

Plusieurs réunions de négociation entre le CNRP et le CPP depuis le 15 Septembre 2013 n’ont pas abouti à des résultats tangibles.

 

Le PPC, par la voix de son Chef Négociateur Prum Sokha, a réitéré hier l’invitation au CNRP de revenir à la Table de négociation, mais sans donner le nouveau périmètre de négociation.

 

Le CNRP, par la voix de son Porte Parole Nhem Panharith, maintient ses 3 exigences :

 

1 – La Vérité sur les élections du 28 Juillet 2013,

2 – La démission des membres de la Commission Nationale des Elections,

3 – La réforme complète des processus et des lois électoraux.

 

Compte tenu de ce qui s’est passé lors de la dernière réunion de négociation, force est de constater que :

 

1 – Le périmètre de négociation ne peut pas être que Technique. Il ne peut qu’être Politique.

2 – Pour aboutir à des compromis sur le plan Politique, la négociation ne peut qu’être menée au sommet entre les Dirigeants du CPP et du CNRP. Faute de quoi, la négociation ne peut qu’être stérile.

 

Dans ce contexte, un autre acteur, non moins important, le Peuple, sera à prendre en compte dans toute négociation Politique qui touche de près ou de loin à son avenir. Dans tous les cas de figure, le Peuple aura à dire son dernier mot.

 

Schématiquement, quel serait le scénario acceptable par ces 3 acteurs ? Il s’agit bien entendu de trouver une issue au conflit, un compromis politique acceptable par les 2 acteurs politiques et par le Peuple.

 

Le “Package” : nouvelles élections dans 9 mois

Cette période de 9 mois est nécessaire à la préparation des réformes des processus électoraux pour que les prochaines élections se déroulent dans de meilleures conditions.

 

Prérequis :

 

1 – Dissolution du Gouvernement actuel.

  • In doing so, the actual Gouvernment would open the door for the national reconciliation, au dialogue et aux réformes nécessaires pour le Pays.

2 – Formation d’un nouveau Gouvernement Transitoire

  • dont les membres sont issus du PPC et du CNRP et
  • dont la mission principale sera de préparer et d’organiser les élections au suffrage universel dans 9 mois et de gérer les affaires courantes du Pays.

 

3 – Commissions spéciales à l’Assemblée (à parité égale CPP-CNRP) pour préparer des lois ou des réformes de lois Electorales :

  • Formation de la nouvelle Commission Nationale des Elections avec de nouveaux membres
  • Nomination de Nouveaux Membres du Conseil Constitutionnel
  • Lois sur le Financement des Partis Politiques

 

4 – Redistribution des moyens d’accès aux Média : Radio, Télévision

  • Afin de garantir aux Partis Politiques, qui vont se représenter devant le suffrage du Peuple, les accès équitables aux Media.

 

5 – Gel des attributions de concessions d’exploitation des ressources naturelles : foncières, forestières, minières, de la pêche, Fréquences Radio pour les Réseaux Mobiles.

 

6 – Le Premier Ministre du Gouvernement Transitoire proposera dans 9 mois au Roi, avec l’accord du président de l’Assemblée Nationale et du président du Sénat, la dissolution de l’assemblée nationale. Le Roi convoquera le peuple à élire les députés de la 6 ème Législature.

 

Cambodge Info

 

13 Dec 2013

Comprendre le blocage politique actuel au #Cambodge

Version pdf : edito2

 

Dans le contexte de blocage politique actuel où les séances de négociation piétinent, il est important d’essayer de voir un peu plus clair les raisons qui poussent le CNRP et le PPC-HUN SEN à ne point avancer dans la recherche des solutions qui pourraient sauver le Pays et la face des deux Partis désignés par le Peuple pour le représenter lors des élections au suffrage universel du 28 Juillet 2013.

 

1 – Premier repère : la genèse du Conflit.

Avant, pendant et après les élections, le Peuple du Cambodge a clairement manifesté et exprimé sa volonté de voir le Cambodge Changer. Les résultats des élections proclamés par la Commission Nationale des Elections, ne reflètent pas les vœux du Peuple. Le PPC, à travers ses Institutions, a orchestré des fraudes et des irrégularités à tous les niveaux des processus électoraux. Le Peuple en a été témoin. Bientôt quatre mois après le 28 Juillet 2013, le Peuple veut toujours connaître la vérité sur ces élections. Cette volonté du Peuple reste intacte. Le CNRP et le PPC-HUN SEN, conscients de cette réalité implacable, ont manifesté leur volonté, dans un communiqué issu de la séance de négociation du 16 Septembre, de réformer les lois et les processus électoraux pour le futur. Le PPC-HUN SEN, a ainsi implicitement reconnu les fraudes et les irrégularités pendant ces élections.

 

2 – Deuxième repère : la Vérité est dangereuse.

Les séances de négociation du 17 Septembre et du 5 Novembre 2013, buttent sur la revendication du CNRP, qui exige qu’avant toute négociation politique sur le partage des responsabilités à l’Assemblée Nationale et au Gouvernement, cette vérité soit rétablie par des enquêtes menées par une Commission Indépendante. Le PPC-HUN SEN n’a pas voulu et a refusé la création de cette Commission d’investigations. Car l’éclatement de la vérité sur les irrégularités orchestrées par le PPC-HUN SEN et sur les fraudes organisées par la Commission Nationale des Elections et approuvées par le Conseil Constitutionnel serait très dommageable au PPC-HUN SEN : il en va de la vie du PPC-HUN SEN, voire même de la disparition du PPC-HUN SEN. Cette vérité ferait découvrir le vrai visage du PPC-HUN SEN au Peuple tout entier. Les dirigeants du PPC-HUN SEN sont bien conscients de la situation et cherchent à tout prix à étouffer l’éclatement de cette vérité au grand jour.

 

3 – Troisième repère : la survie du PPC-HUN SEN

Le PPC-HUN SEN est et sera prêt à tout pour garder le pouvoir, y compris par les moyens les plus abominables et illégaux : le non respect des lois, y compris de la Constitution, la violence, les menaces, les intimidations et les assassinats. Comme prévu, le PPC-HUN SEN , fort de ses troupes amassées dans Phnom Penh et de sa Police, a choisi la voie, encore plus détestable, celle du Coup d’Etat constitutionnel, en forçant le Roi à présider coûte que coûte l’ouverture de l’Assemblée Nationale du 23 Septembre 2013. L’Assemblée ainsi créée n’est et ne sera jamais nationale, puisqu’elle n’est représentée que par les députés du PPC issus des élections contestées. Le Gouvernement de HUN SEN créé par cette Assemblée est illégal, non reconnu par le Peuple. Ce Gouvernement a eu beau présenter le 24 Septembre des politiques de réforme : elles ne sont pour le Peuple que des promesses, les rhétoriques habituelles de HUN SEN, uniquement dans le but de calmer le mécontentement populaire.

 

4 – Quatrième repère : la survie incertaine

Le 28 Juillet 2013, le Peuple a envoyé un message précis et clair au PPC-HUN SEN. Les dirigeants du PPC sont conscients qu’ils n’ont plus d’assise populaire et que le Peuple les déteste. La colère est dans le cœur. Acculés par la détermination du Peuple, ils ont cherché à faire diversion en faisant croire qu’eux aussi ont cherché un compromis politique négocié, tout en cherchant à gagner du temps, espérant que le Gouvernement nouvellement auto-proclamé recevrait ainsi plus de soutien international. Les faits politiques de ces derniers mois ont montré que le PPC-HUN SEN n’a pas réellement voulu négocié et que la plupart des grands pays démocratiques ont toujours exigé des clarifications sur les irrégularités des élections du 28 Juillet 2013.

 

5- Cinquième repère : le PPC ne négocie sur rien

Tout en faisant croire que le PPC-HUN SEN ouvre grande ouverte la porte de la négociation, le PPC-HUN SEN minimise l’ampleur des fraudes et des irrégularités des élections, se cantonne à des positions purement techniques et ne négocie sur rien au delà de ces positions techniques. La séance de négociation du 5 Novembre 2013 en est l’illustration parfaite.

 

6 – Sixième repère : Une partie du Jeu de Go

Une négociation n’a de sens que si les partis concernés acceptent les règles de base du jeu de la négociation, à savoir le respect des revendications des uns et des autres et la volonté d’aboutir à une solution négociée acceptée par tous, permettant ainsi à chaque parti de se sentir gagnant ou perdant sans perdre la face. Dans le contexte actuel de la négociation, le PPC-HUN SEN n’a pas affiché clairement sa volonté de respecter ces deux règles.

La négociation du 17 septembre 2013 n’a pas été réellement une séance de négociation, malgré les propos rassurants de rapprochement tenus par les porte-paroles du PPC et du CNRP. La délégation du PPC-HUN SEN a même menacé les dirigeants du CNRP en pleine séance de négociation.

Quant à la négociation du 5 Novembre 2013, le CNRP et le PPC n’ont pas vraiment négocié. Ils ont simplement discuté pendant 3 heures. L’ordre du jour n’a même pas été discuté préalablement à la négociation. Le PPC-HUN SEN ne voulait traiter que des questions Techniques, alors que le CNRP voulait fixer l’ordre du jour centré sur les questions Politiques. C’était un dialogue de sourd entre le CNRP et le PPC-HUN SEN, une partie de Jeu de Go.

 

7 – Septième repère : forces et faiblesses du PPC-HUN SEN

La force du PPC réside dans l’organisation du Parti autour des chefs de village, des institutions militaro-policières et les administrations établies depuis plus de 34 ans. Le PPC-HUN SEN a perdu son assise populaire lors de ces élections du 28 Juillet. Les OKGNAs, traditionnellement fidèles à HUN SEN, commencent à se méfier et hésitent à engager des capitaux pour investir dans un Cambodge politiquement instable. Au sein même du PPC, le pouvoir de HUN SEN n’est et ne sera plus le même qu’avant les élections du 28 Juillet 2013. Les faucons, SOK AN, CHAM PRASIDH et autres, sont montrés du doigt par les autres factions du PPC. Le pouvoir de HUN SEN est affaibli. HUN SEN ne se montrera plus, comme il en avait l’habitude avant les élections du 28 Juillet 2013, entouré de ses courtisans et OKGNAs, devant un Peuple qui le déteste. Et HUN SEN le sait. Cependant le PPC-HUN SEN a eu le soutient du Roi.

 

8 – Huitième repère : forces et faiblesses du CNRP

La force du CNRP est la force du Peuple. Dans le contexte actuel, Le CNRP et le Peuple sont indissociables. Le CNRP ne peut que compter sur le Peuple et le Peuple ne peut que compter sur le CNRP. Ils n’ont pas d’autre choix. La faiblesse du CNRP réside dans la jeunesse du Parti issu de la fusion du Parti de SAM RAINSY et du Parti de KEM SOKHA. Les Appareils du Parti ne fonctionnent pas encore parfaitement et ils auront besoin de plus de temps pour se perfectionner.

Le courage exprimé par le Peuple pendant la Campagne électorale et pendant les grandes Manifestations a montré que le Peuple est lucide et clairvoyant. Il sait exactement ce qu’il veut et ne veut ni changer de cap, ni reculer. Le Peuple a placé tout son espoir dans le CNRP. Il comprend aussi que le CNRP a besoin de plus de temps pour se structurer et se renforcer dans ses appareils et ses structures internes du Parti. Les dangers qui guettent le CNRP et le Peuple existent réellement : Plus l’Espérance est Grande, plus la Déception est Violente.

 

9Neuvième repère : la position du Roi

Dans ce bras de fer politique, par ses communiqués et ses prises de positions en faveur du PPC-HUN SEN, le Roi n’est plus neutre. Au delà du Roi, l’Histoire jugera la Royauté dans son ensemble.

 

10 – Dixème repère : le conflit est surtout social

Le Régime PPC-HUN SEN est basé sur le clientélisme, le non-respect des lois. Pour satisfaire la cupidité des OKGNAS, des Militaires et de la Police et s’assurer en retour leur fidélité, le PPC-HUN SEN s’appuie sur la corruption et une économie d’exploitation brute, sans apporter aucune valeur ajoutée, des Hommes et des Ressources naturelles jusqu’à leur épuisement et la destruction entière du Pays. Inévitablement cette politique ne peut que provoquer des conflits sociaux. La cocote minute politico-sociale ne peut qu’exploser.

 

Conclusion

Plus le conflit s’intensifie et perdure, plus le fossé se creuse entre le Roi et le Peuple. La dictature de HUN SEN sera impitoyable et la révolte populaire sera inévitable.

Est-ce la seule et dernière alternative possible pour le Peuple du Cambodge?

Cambodge Info

24 Nov 2013